Le loup en France

1/17/2006


Les solutions proposées .

Le parc national du Mercantour a proposé les solutions suivantes dans le but de limiter les dégats sur les troupeaux bovins :

-L'aide pastoral, personne qui a pour rôle de renforcer la surveillance des troupeaux. 43 % des personnes interrogées ont approuvé la solution d'un gardiennage permanent des troupeaux.

- La présence d'un chien de protection dans tous les troupeaux : par exemple, chez nos voisins italiens, la garde est assurée par la présence de chiens de protection. Une aide financière est attribuée pour l'achat d'un chien et un suivi est réalisé lors du développement du chiot. L'utilisation de tels chiens ne constitue pas une garantie totale contre les agressions, mais elle permet de diminuer de façon très significative le nombre d'attaques et surtout le nombre de brebis tuées par attaque.
Cette solution est approuvée par 50 % des personnes interrogées.

- Indemnisations des dommages :
Pour chaque bête tuée et après expertise, le berger est remboursé 1,5 fois le prix de la bête tuée. Mais ce système peut inciter à des abus. Cette solution est proposée par 13 % des personnes interrogées.

- Les parcs de rassemblement fixes ou mobiles qui permettent de faciliter la surveillance et qui peuvent également jouer un rôle dissuasif. 51 % des personnes interrogées sont pour la création d'enclos de nuit.

Les organisations professionnelles agricoles proposent aussi :

- La capture de tous les loups qui se trouvent actuellement dans les montagnes des Alpes-Maritimes ;
- La création en dehors des zones d'élevage d'un ou de deux parcs animaliers de grande surface dans lesquels les loups capturés pourraient être introduits (approuvée par 14 % des personnes interrogées) ;
- Une surveillance constante de ces parcs pour éviter que les loups puissent s'en échapper et causer des dégâts aux troupeaux ;
- Un plan départemental d'amélioration des équipements des alpages et de leurs techniques d'exploitation, afin de favoriser le développement des activitées pastorales et la reconquête par l'élevage des estives abandonnées.

Les personnes interrogées ont proposé les solutions suivantes :
- 26 % sont pour la limitation du nombre de loups.
- 14 % sont favorables à son élimination en France.

Voici le graphique représentant les solutions proposées par les personnes interrogées:








Le loup pose donc des problèmes à cause de son impact négatif sur l'élevage. Il est pourtant difficile d'affirmer que sa cohabitation avec le pastoralisme est impossible car les mesures de protection des troupeaux ne sont pas toujours appliquées par l'ensemble des éleveurs et certains les refusent totalement. La question de la cohabitation entre loup et élevage est toujours d'actualité et implique directement le problème de la protection du loup sauvage sur le territoire français.

(source : 172 personnes ont été interrogées en répondant à un questionnaire écrit ou en remplissant un formulaire sur Internet)