Le loup en France

1/17/2006



Le loup tue des troupeaux.

Le loup a tué 3.655 bêtes, dont 50 bovins, dans les Alpes françaises en 2005 au lieu de 2.785 bêtes dont 10 bovins en 2004, affirme la FDSEA de l’Isère dans un bilan annuel publié jeudi.

Selon le syndicat, le nombre d’attaques dans les Alpes françaises est monté cette année à 888 contre 633 en 2004 et la chasse au loup a coûté de plus en plus cher. Le responsable de la section ovins de la FDSEA, Patrick Rolland, demande que "le loup ne soit plus une espèce protégée et que l’on lance rapidement une forte régulation de cette espèce car les éleveurs ne supporteront plus les reculs du gouvernement".
La présidente de la section Isère de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), Sophie D’Herbomez-Provost, reconnaît que la population des loups a progressé pour atteindre une centaine d’individus dans les Alpes françaises.
Sans disposer de bilan des attaques pour toutes les Alpes, elle estime que les cas de prédations, malgré l’augmentation des moyens de défense, ont progressé notamment en Haute-Savoie et en Savoie. "Le loup descend dans les fonds de vallée, dans les plaines, près des fermes, et s’attaque à de petits troupeaux beaucoup plus difficiles à défendre", a-t-elle dit.
La FDSEA cite l’exemple de la traque d’un loup suspecté d’avoir tué 13 jeunes bovins entre mai et août dans le canton de Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère). "L’équivalent de 800 jours de travail de gardes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et 400 journées de louvetiers, agents privés et chasseurs ont été nécessaires pour tuer un loup. Cela a coûté une fortune aux contribuables", a affirmé M. Rolland.

Le loup tue donc de plus en plus de bêtes chaque année. Il faut alors trouver des solutions pour remédier à ce problème et aider les paysans victimes de ces attaques.